La consommation chronique des édulcorants et le risque d’obésité abdominale

Les édulcorants sont des produits d’origine naturelle ou synthétique ayant un goût sucré et qui servent de substituts au saccharose. Les édulcorants ont souvent un apport calorique largement inférieur à celui du sucre, d’où l’intérêt de leur utilisation dans la fabrication des produits dits “light” et des produits destinés aux diabétiques. D’ailleurs, l’utilisation des édulcorants à faible teneur en calories (EFTC) a longtemps été recommandée comme stratégie diététique pour réduire l’apport énergétique pour la gestion du gain pondéral et du diabète.

Toutefois, malgré l’agmentation de la consommation des édulcorants, souvent sous la forme boissons gazeuses “diet”, l’obésité reste élevée. Certaines études suggèrent même que la consommation des sodas “light” peut très bien augmenter les risques d’obésité, de syndrome métabolique et de diabète.

Une étude conduite par l’Institut Américain de la Santé a recueilli les données alimentaires de 1454 personnes adultes sur une période de 28 ans (1984 – 2012) afin d’analyser et de clarifier les conséquences d’une utilisation prolongée des édulcorants. Les chercheurs ont relevé toute consommation d’aliments ou de boissons contenant des EFTC (aspartame, saccharine, acésulfame de potassium ou sucralose).

Les résultats ont montré que les consommateurs des EFTC  avaient un Indice de Masse Corporelle et un Tour de Taille moyens plus élevés, et une prévalence plus élevée de l’obésité abdominale que les participants qui n’en ont jamais utilisé. Par ailleurs, l’étude a révélé que les consommateurs des EFTC auraient un risque plus élevé de développer une surcharge pondérale et/ou une obésité abdominale que ceux qui n’en ont jamais consommé.

Les figures supérieurs indiquent l'indice de masse corporelle et le tour de taille chez les consommateurs des édulcorants (traits continus) et chez les non-utilisateurs (tirés) au fil du temps. Les figures du bas montrent la prévalence de l'obésité et l'obésité abdominale des consommateurs dédulcorants et des non consommateurs.
Les figures supérieurs indiquent l’indice de masse corporelle et le tour de taille chez les consommateurs des édulcorants (traits continus) et chez les non-utilisateurs (tirés) au fil du temps. Les figures du bas montrent la prévalence de l’obésité et l’obésité abdominale des consommateurs dédulcorants et des non consommateurs.

Les EFTC ont certainement moins de calories mais les auteurs de cette étude suggèrent qu’ils peuvent avoir une activité métabolique qui est pro-obésogène, en particulier pour l’adiposité abdominale. Les mécanismes d’association entre l’utilisation des édulcorants et la prévalence croissante de l’obésité abdominale restent inconnus.

Référence:

Chia CW, Shardell M, Tanaka T, Liu DD, Gravenstein KS, Simonsick EM, et al. (2016) Chronic Low-Calorie Sweetener Use and Risk of Abdominal Obesity among Older Adults: A Cohort Study. PLoS ONE 11(11): e0167241. doi:10.1371/journal.pone.0167241.

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